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La constitution du Royaume chrétien d’Axoum

Écrit par John le . Publié dans Uncategorised

Cette proximité entre l’Ethiopie d’alors et la péninsule sud-arabique a été réaffirmée au début de l’ère axoumite, celle qui a vu l’apogée d’un empire africain chrétien, du troisième au septième siècle. En effet, un roi malheureusement non identifié, mais ayant vécu sans doute au 3e siècle, pouvait faire graver sur son trône à Adulis, le port abandonné maintenant qui se trouve au sud de Massawa, que son autorité, par la puissance d’Ares, s’étendait à l’ouest jusqu’au frontières de l’Egypte ainsi que du nord au sud du haut plateau éthiopien, sur les côtes de la mer Rouge et sur l’Arabie du sud. Il affirmait ainsi son monopole sur un commerce très important d’épices, d’encens, d’ivoire, d’or, d’argent et d’esclaves en direction de l’orient et des Indes, ainsi que vers les pays entourant la méditerranée.

La période historique, pour laquelle nous disposons de documents écrits en plus des nombreuses ruines, s’articule autour du Royaume d’Axoum, époque fondamentale pour la gestation de l’identité spécifique abyssinienne et qui s’étend du 1er au 8e siècle de notre ère. Le prophète persan du 3e siècle nommé Mani, le fondateur de la doctrine du manichéisme, cite Aksoum comme l’une des quatre grandes puissances de son temps, avec l'Empire romain, la Chine et la Perse.

Mais ce fut, au début du 4e siècle, la conversion au christianisme du roi Ezana et l’influence du premier évêque local, Abuna Salama, qui marqua un tournant décisif dans l’histoire du royaume d’Ethiopie. Au 6e siècle, des textes grecs rapportent la présence de nombreuses églises et institutions chrétiennes en Ethiopie, dont la cathédrale consacrée à Sainte Marie de Sion, Enda Maryam Seyon, à Axoum qui est le point central de l’Eglise orthodoxe éthiopienne et où serait conservée l’Arche de l’Alliance dérobée par le roi Ménélik I à Jérusalem.

L’existence de cette Eglise chrétienne profondément enracinée au cœur de l’Afrique a nourri sans doute, bien plus tardivement, la légende de l’Empire du Prêtre Jean. En effet, une « Lettre du Prêtre Jean » qui a circulé dès le 12e siècle, donnait à penser aux rois européens qui conduisaient les croisades pour libérer la Ville sainte de l’emprise ottomane, qu’il existait quelque part au sud, en Afrique, un formidable allié chrétien qui puisse les soutenir dans leurs campagnes militaires.