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Addis Ababa

Addis Abeba est une ville jeune. Elle est née en 1889 de la décision de l’Impératrice Taitou, l’épouse de l’Empereur Ménélik II, de s’installer près des sources chaudes de Finfine qu’elle préférait aux hauteurs plus froides de la colline d’Entoto, à plus de 3000m où le Souverain Ménélik avait établi son camp. En effet comme de nombreux autres monarques éthiopiens avant lui, Ménélik gouvernait l’Empire à partir d’un lieu de résidence mobile.

Aujourd’hui encore, on retrouve dans la structure de la ville et la disposition de ses quartiers le fonctionnement du gouvernement de type féodal d’alors. Le Négus, ses dépendants directs, sa garde, ses intendants avait aménagé leur camp, le Ghebbi, sur un promontoire légèrement surélevé, à une courte distance des sources chaudes. C’est aujourd’hui encore le lieu de résidence du chef de l’Etat. Ménélik a attribué ensuite à ses principaux généraux, ministres, gouverneurs de Provinces d’autres emplacements dominant le paysage où chacun a pris ses quartiers.

Rapidement, des habitants des régions proches venus à la capitale se sont regroupés selon leur lieux d’origines, de mêmes que les artisans et les différents métiers. Des quartiers arméniens, indiens ou grecs se sont constitués, dont quelques bâtiments caractéristiques sont toujours visibles.

Jusque en 1920, voire même plus tard, le caractère champêtre, voire même sauvage de la capitale, faisait dire au voyageur : « On s’y retrouve à la campagne en même temps qu’on est presque au centre de la ville… » (Merab – 1910).

Ce caractère rural de la capitale, manifeste encore en 1984 lorsque j’ai visité Addis pour la première fois, est aujourd’hui certainement bien moins visible, encore que le nombre d’ânes, de chevaux, de moutons en ville reste impressionnant. Parfois on rencontre même des troupeaux de bœufs lancés au galop sur l’autoroute périphérique…