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Harar

Les habitants de Harrar disent que leur ville a été fondée en 1216 par le Sheikh Abadir Unar Al-Rida qui serait venu du Hedjaz en Arabie, accompagné par 43 autres personnalités religieuses, s’établir sur ces lieux. Sa tombe, qui se trouve au sud de l’ancienne cité, est particulièrement vénérée comme celle du saint protecteur de la ville.

Mais Harrar doit son caractère si particulier au rempart de quatre mètres de haut qui l’enserre et qui a été édifiée par le successeur d’Ahmad Gragn, l’Emir Nur, lui-même décédé en 1568 lors d’une épidémie de peste. Cette enceinte qui compte cinq portes, délimite le Jugal, l’ancienne cité qui abrite quelque 20'000 habitants et, dit-on, plus de 100 mosquées. Un axe principal autorise le passage des voitures. Pour le reste, les ruelles étroites, les marchés, les tombeaux vénérables, les musées, les résidences célèbres comme la Maison Rimbaud ne sont accessibles qu’à pied.

L’ancienne Harar, considérée par les musulmans comme la quatrième ville sainte de l’Islam, après La Mecque, Médine et Jérusalem, est une ville envoûtante au caractère étrangement oriental. Richard Burton, un fantasque et érudit explorateur écossais, fut en 1855 le premier européen à visiter Harar pourtant interdite d’accès aux non musulmans. L’ex-poète Rimbaud y fit des affaires peu fructueuses de 1880 à 1891 avant d’être évacué vers Marseille pour se faire amputer d’une jambe et mourir peu après. Et l’aventurier Henry de Monfreid, basé près de la Mer Rouge, a beaucoup écrit sur Harrar dans les années tumultueuses qui ont précédé la seconde guerre mondiale.

On ne peut manquer de relever que Harrar est la capitale mondiale de la production de Khât, une plante dont les feuilles sont mâchées pour produire un effet modérément euphorisant, mais visiblement addictif : 90 % de la population masculine de la ville consomme du Khât quotidiennement.